Micro crédits / AGR

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csnagr6AGR collective (huile et tourtos)
DSC0806Micro credits individuels

Dans la société africaine, il est de coutume que l’Homme soit celui qui doit assumer la charge de la famille.

Et même si la femme est loin de revendiquer son autonomie et sa liberté, son engagement est loin d’être anodin dans le système économique de la famille.

En effet, Lorsqu’elle n’a pas de métiers officiel (enseignante, infirmière, secrétaire…), la plupart des femmes agrémentent le quotidien en faisant de la vente de tissus ou de nourriture, en investissant dans du petit élevage et en participant à des groupements de femmes autour notamment de tontines (système de microcrédits entre particuliers avec un cycle de redistribution entre membres).

Dans nos actions, nous avons rencontré beaucoup de femmes très méritantes.

Nous avons donc destiné une petite partie de notre budget à :

  • La création d’une Activité Génératrice de Revenus (AGR) collective qui consistait à transformer les arachides produites localement pour en faire de l’huile mais aussi des Tourtos (sorte de boules de pâte d’arachide déshydratée qui se conservent plusieurs mois et qu’il suffit de mettre dans la sauce pour retrouver le goût et les nutriments de la cacahuète).
  • Des microcrédits individuels pour des femmes isolées, veuves ou abandonnées, avec enfants. Dans ce cas, il s’agissait la plupart du temps de vendeuses de beignets, de cuisinières de plats ou de vendeuses ambulantes.

Pour l’AGR collective notre contribution a été d’acheter les presses à arachides et quelques sacs d’arachides et le Groupement féminin a ensuite géré en interne le calendrier des activités de fabrications, de vente, le réapprovisionnement en arachides et la redistribution des fonds aux femmes.

Pour les microcrédits individuels nous prêtions à la femme une somme de départ (20 à 50 euros) qu’elle nous « remboursait au terme d’une année ou deux afin que nous la réinvestissions pour une autre femme.

C’est ainsi que nous avons vu des femmes sortir véritables de leur pauvreté.

Exemple : la maman de Sadi vivait de la mendicité avec son fils handicapé qu’elle « promenait » le long des rues. Au bout de deux années, nous l’avons retrouvé installé sur une petite parcelle avec un troupeau de chèvres et des poules, elle vendait lait, œufs, fromage et ne mendiait plus.